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La question du jour · 25 octobre 2026

CFE 2026 à Bordeaux : quelle date limite de paiement, comment le montant est calculé, et que faire si je crée, je cesse mon activité ou je ne peux pas payer ?

Par Gabriel Miquet

Illustration de l'article

<cite index="2-2,2-3">La CFE 2026 se paie au plus tard le 15 décembre 2026, avec un avis mis en ligne à partir du 2 novembre (date prévisionnelle).</cite> <cite index="2-4,2-5">L'avis se consulte uniquement dans votre espace professionnel sur impots.gouv.fr, et le paiement doit être dématérialisé.</cite> <cite index="2-8">Après la date limite, une majoration de 5 % s'applique.</cite> Si votre trésorerie est tendue, mieux vaut contacter votre service des impôts des entreprises avant l'échéance que après.

Les dates à retenir

  • <cite index="2-2,2-3">Avis en ligne le 2 novembre 2026 (prévisionnel), paiement au plus tard le 15 décembre 2026.</cite>
  • <cite index="3-8">Un acompte au 15 juin ne concerne que les entreprises sans prélèvement mensuel dont la CFE de l'année précédente dépassait 3 000 euros.</cite> En dessous, un seul versement en décembre.
  • <cite index="5-2,5-3">Le prélèvement à l'échéance demande une adhésion au plus tard le dernier jour du mois précédant la date limite, donc le 30 novembre pour un paiement au 15 décembre.</cite>
  • <cite index="5-8">Pour le prélèvement mensuel, une adhésion entre le 1er juillet et le 15 décembre déclenche des prélèvements à partir du 15 janvier de l'année suivante.</cite>

Comment le montant est calculé

<cite index="1-14,1-15">La base est la valeur locative des locaux occupés deux ans plus tôt : pour la CFE 2026, ce sont les biens utilisés en 2024.</cite> <cite index="1-16">Le montant est le produit de cette base par le taux décidé par la commune ou l'intercommunalité.</cite> À Bordeaux, <cite index="31-3">le taux de CFE 2026 a fait l'objet d'une délibération de Bordeaux Métropole le 24 avril 2026.</cite> Le montant exact figure sur votre avis.

Sans local, ou avec un local de très faible valeur, <cite index="11-6">la CFE repose sur une base minimum fixée par la collectivité selon votre chiffre d'affaires de l'année N-2, dans un barème encadré par la loi.</cite> Pour 2026, la base minimum se situe :

  • <cite index="11-6">entre 247 et 589 euros jusqu'à 10 000 euros de chiffre d'affaires ;</cite>
  • entre 247 et 1 179 euros de 10 000 à 32 600 euros ;
  • entre 247 et 2 477 euros de 32 600 à 100 000 euros ;
  • entre 247 et 4 129 euros de 100 000 à 250 000 euros ;
  • entre 247 et 5 897 euros de 250 000 à 500 000 euros ;
  • entre 247 et 7 669 euros au-delà de 500 000 euros.

<cite index="1-11">Vous êtes exonéré si votre chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 5 000 euros.</cite> <cite index="36-3">Les micro-entrepreneurs sont concernés, même s'ils travaillent depuis leur domicile ou chez leurs clients.</cite>

Si vous avez créé votre entreprise en 2026

  • <cite index="21-4">Aucune CFE n'est due l'année de la création, quelle que soit la date.</cite>
  • <cite index="1-22">La déclaration initiale doit être déposée au plus tard le 31 décembre 2026 pour la CFE due en 2027.</cite>
  • <cite index="25-1,25-2">Le nouvel exploitant bénéficie d'une réduction de 50 % de la base de calcul la première année d'imposition.</cite>
  • <cite index="26-1">Une exonération facultative de trois ans peut aussi exister pour les nouvelles entreprises.</cite> <cite index="24-5,24-6">Elle se demande dans les délais légaux au service des impôts, sinon elle n'est pas accordée.</cite> Elle dépend d'une délibération locale : renseignez-vous auprès de votre SIE.

Si vous arrêtez votre activité

<cite index="51-3,51-4">La CFE est due pour l'année entière par celui qui exerce au 1er janvier, même en cas de cessation en cours d'année.</cite> <cite index="51-6">Pour obtenir un dégrèvement au prorata des mois suivant la cessation, il faut adresser une réclamation depuis la messagerie sécurisée de l'espace professionnel ou par courrier au SIE.</cite> <cite index="51-5">Cela ne vaut pas si l'activité a été cédée à un tiers ou transférée à une autre adresse.</cite> <cite index="51-8">La démarche est possible dès la parution de l'avis et jusqu'au 31 décembre de l'année suivante.</cite>

Si vous ne pouvez pas payer

  • <cite index="49-1">En cas de difficultés passagères, un délai de paiement peut être sollicité, à titre exceptionnel.</cite> <cite index="49-14,49-15,49-16">Il n'est pas systématique : l'entreprise doit être à jour de ses déclarations, et ses difficultés doivent être passagères, exceptionnelles et imprévisibles.</cite>
  • <cite index="41-12,41-13">Si vous avez aussi des dettes sociales, la CCSF peut accorder des délais pour les dettes fiscales et sociales (part patronale), en toute confidentialité.</cite>
  • <cite index="43-8,43-9">Si vous êtes dans l'impossibilité absolue de régulariser, une demande gracieuse de réduction, modération ou remise est possible.</cite> <cite index="43-12">Elle se fait par écrit, de préférence via la messagerie sécurisée, et seuls les impôts directs peuvent être remis.</cite>

Ces éléments sont généraux. Pour votre situation précise, le SIE dont vous dépendez reste l'interlocuteur compétent.

Par où commencer

  1. Début novembre, ouvrez votre espace professionnel sur impots.gouv.fr et vérifiez l'avis : locaux pris en compte, base minimum, éventuelle exonération.
  2. Décidez avant le 30 novembre si vous passez au prélèvement à l'échéance, sinon prévoyez le paiement en ligne avant le 15 décembre.
  3. Si vous avez créé votre activité en 2026, déposez la déclaration initiale avant le 31 décembre, et demandez les exonérations éventuelles dans le même délai.
  4. Si le paiement pose problème, écrivez à votre SIE via la messagerie sécurisée avant le 15 décembre, avec des justificatifs et un échéancier précis.

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